Elizabeth arriva sur la scène de crime. Une femme avait été tuée. Elle vit la victime et se sentit instantanément soulagée. Ce n’était pas Meredith. Peut-être y avait-il un espoir de la revoir un jour ? Elle ne pouvait pas d’empêcher de penser au pire. Elle s’imaginait les pires horreurs. Meredith tuée, ou encore dans une affreuse prison coupée du monde, s’étant suicidée car elle n’en pouvait plus. Elle avait fait une courte sieste et elle avait fait des cauchemars. Meredith lui manquait tellement! Elle la considérait comme étant de sa famille. Et elle ne pouvait pas être loin d’elle sans rien savoir aussi longtemps sans être malade d’inquiétude.

Alors qu’elle allait remonter voir le chien de son amie, elle aperçut une silhouette familière. Cette dernière se précisa quand la personne approcha, confirmant ce qu’elle pensait avoir vu. Elle se précipita vers elle en s’écriant :
- Meredith ! Mais où étais-tu donc? Que s’est-il passé ? Tu t’es bien fait enlever, non? Tu t’es échappée? Qui t’avait enlevée?

Meredith la prit dans ses bras en souriant. Mais son sourire était moins brillant que d’habitude. Elizabeth le remarqua tout de suite. Meredith répondit :
- Que de questions! Je vais y répondre, mais une seule à la fois. Oui, j’ai été enlevée. Non, je ne me suis pas échappée, on m’a laissée partir. Et oui, je sais qui m’a enlevée et pourquoi.

Elizabeth trouva l’explication un peu vague. Elle demanda :
- Quoi? Comment ça, ils t’ont laissée partir? Qui était-ce?
- Si j’ai été enlevée, c’est parce qu’une personne voulait me voir. Seulement me voir, pas m’emprisonner. Il m’a donc laissée partir. Cette personne, c’est mon père biologique, Elizabeth ! Il m’a retrouvée !

Elizabeth déclara :
- Meredith. Je suis sûre que tu ne me dis pas tout. Tu viens de retrouver ton père biologique, et tu n’as pas l’air d’être si contente que ça. C’est vrai que le fait qu’il t’a enlevée pour pouvoir te voir ne parle pas en sa faveur de mon point de vue, mais est-il gentil ?

Meredith fit une grimace:
- Gentil? Oui, avec moi…Mais pas avec les autres. Elizabeth. Mon père est un criminel recherché ! Il s’appelle John Galocci. Tu sais, celui qui est presque célèbre dans le monde entier!
- Oui, je vois qui il est. Meredith. Je comprends que tu sois un peu déçue. Tu aurais sûrement préféré qu’il soit plombier ou informaticien. En tout cas, il ne faut pas ébruiter cette information, sans quoi ta vie sera en danger. Cet homme doit avoir beaucoup d’ennemis.

Elle la prit à nouveau dans ses bras, la menant vers sa chambre où elles regardèrent un film, assises côte à côte sur le canapé, la tête de Meredith appuyée sur l’épaule d’Elizabeth. Cette dernière faisait de son mieux pour la rassurer. Elle devait rester forte pour son amie. Apprendre qu’on a pour père un meurtrier n’était pas quelque chose de facile à digérer. Elizabeth ferait de son mieux pour la protéger. Même si ce nouveau retournement de situation ne lui facilitait pas vraiment la tâche.