Depuis qu’elle avait entendu Meredith en parler ce soir-là, Elizabeth n’avait qu’une seule chose en tête: tenter de retrouver les parents de son amie. Bon, Meredith ne lui avait pas dit explicitement qu’elle devait les chercher, mais elle voulait absolument l’aider. Elle lui devait bien ça, après l’avoir fait s’inquiéter pour elle et qu’elle lui ait pardonné ses mensonges (par omission) aussi facilement. Elle avait donc téléphoné à un de ses indics pour qu’il fasse des recherches pour elle. Et elle en attendait encore les résultats. Meredith n’en avait pas reparlé. Elle était plutôt occupée avec le petit chien que lui avait offert Elizabeth pour Noël. Elle essayait de le dresser parfaitement.

Mais était-ce si facile ? Elle avait acheté une kyrielle de livres sur le dressage, mais Elizabeth n’était pas très sûre que ce soit très utile. Pour elle , il suffisait d’imposer des limites au chien. Mais Meredith insistait pour suivre toutes les étapes du bouquin (ou plutôt de chaque bouquin) à chaque fois. Elizabeth trouvait adorable cette façon qu’avait Meredith de vouloir tout faire dans les règles de l’art. C’était la raison pour laquelle elle ne faisait rien pour arrêter ça. Elle s’asseyait sur le canapé et regardait Meredith tenter de se faire obéir pendant des heures. Certaines choses marchaient, mais d’autres ne voulaient tout simplement pas rentrer dans la tête de Princess.

Au bout d’un moment, Meredith faisait généralement une pause, et Princess et elle venaient rejoindre Elizabeth sur le canapé. Tous s’endormaient ensuite pour une sieste. Elizabeth se réveillait en principe la première , trouvant Meredith et Princess pressées contre son flanc, Meredith tenant Princess contre elle . C’était un charmant tableau dont elle avait pris quelques photos, dont l’une qu’elle avait éditée et qui était à présent sur son bureau au travail, près de son ordinateur. Quand ses collègues demandaient qui c’était, elle répondait: « C’est ma famille, la vraie ». Et c’était la vérité. Elle se sentait plus chez elle avec Meredith et Princess que dans sa famille.

Cet après-midi là, elle regardait Princess jouer avec une carotte qui couinait, quand Meredith arriva. Son amie ordonna au chien :
- Princess! Assis! Pas bouger! La patte !
Elizabeth fut ébahie lorsqu’elle vit le chiot s’exécuter à la perfection. Elle sourit, car elle était fière de son amie. Puis elle rit quand Princess sauta sur Meredith, la faisant tomber dans l’herbe. Meredith commenta:
- Oui, bon, il faut encore un peu d’entrainement, mais c’est déjà bien!