Meredith ne parlait toujours pas à Elizabeth. Cette dernière commençait sérieusement à s’inquiéter. Avait-elle perdu Meredith pour toujours? Elle n’aimait pas du tout cette situation. A un moment, Meredith l’avait remerciée de l’avoir sauvée des griffes de leurs ennemis. A ce moment-là, Elizabeth avait cru que tout allait de nouveau bien entre elle, que c’était une tentative de faire la paix. Mais ce n’était pas le cas. Pas du tout. Car Meredith ne lui avait pas parlé depuis. C’était sans doute juste une façon d’être polie, et de remercier celle qui l’avait sauvée.

Elizabeth réfléchissait tout en faisant les cent pas. Soudain, un homme entra. Il la ceintura par derrière. Puis il la mena dans le hall. Elle vit Meredith être amenée par un autre homme.

Elizabeth cria:
- Que vous arrive-t-il? Qu’allez-vous faire de nous?
Un homme souriant comme s’il tournait une publicité pour les dentifrices :
- Votre amie nous met en danger. Alors on va vous donner à notre ennemi pour calmer le jeu.
- Vous n’avez pas le droit de faire ça ! Mon amie est pas une monnaie d’échange!

L’homme ne répondit rien et il s’éloigna. Elles furent bientôt enfermées dans le coffre d’une voiture. Ils étaient en train de les trahir ! Ils allaient les passer à l’ennemi!
Pendant tout le temps qu’elles passèrent dans ce coffre de voiture, le silence régna. Elizabeth essaya de réconforter Meredith avec de rassurantes paroles. Mais Meredith ne l’écoutait pas, alors elle s’arrêta.

Puis elles entendirent des hommes discuter :
- Ils nous en offriront un bon prix.
- Pour laquelle? L’agent secret, ou la secrétaire ?
- L’espionne. Pourquoi est-ce que l’on a pris l’autre aussi?
- Parce qu’elle vont par deux. De plus, Meredith a assisté à la prise d’ otages aussi.
- Bien vu! Elle vaut donc bien quelque chose.

Elizabeth dût la retenir de toutes ses forces afin que Meredith ne jaillisse pas pas du coffre de la voiture pour se venger de ce qu’il venait de dire. Elle ne lui parlait pas du tout, mais elle ne semblait pas la détester pour autant, car elle ne la repoussa pas. Elizabeth était la seule personne qu’elle laissait s’approcher d’elle. Vraiment la seule.
Mais le fait qu’elle ne l’ait pas repoussée montrait que, même si elle était en colère contre elle, elle ne la haïssait pas totalement. Elizabeth sourit. Tout n’était peut-être pas perdu, après tout.