Une secrétaire en péril (Episode 32: Mais où est-elle?)

Créé par le 24 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth se redressa sur son siège. Elle pouvait voir un peu de la France de là où elle était. Ainsi donc c’était là que son amie était partie. C’était un très beau pays. Très différent du leur. Mais beau. Elizabeth ne connaissait pas le français. Mais elle espérait que certains français connaissaient sa langue à elle. Ou qu’elle retrouverait vite Meredith qui pourrait lui servir d’interprète. A dire vrai, son amie lui manquait terriblement. Et puis elle avait très peur qu’il lui soit arrivé quelque chose. Elle ne s’en remettrait pas, si Meredith venait à mourir, ou à être blessée en étant sous sa protection.

Elle éloigna ces pensées de sa tête. Elle ne voulait pas y penser. C’était trop douloureux. Elle avait essayé de la dissuader de venir, mais Meredith était aussi têtue qu’une mule. Il avait fallu à Elizabeth un certain temps avant de réaliser que quand Meredith avait décidé quelque chose, rien n’allait l’empêcher de le faire. Pas même la voix de la raison. Elle n’écoutait pas. Il avait bien fallu qu’elle la laisse partir. Elle ne voulait surtout pas se disputer une nouvelle fois avec elle. Mais cette situation n’était pas idéale, d’après elle. Meredith pouvait être en danger et personne ne serait là pour la protéger.

En plus, maintenant, il y avait le problème du criminel qui était lui aussi en France et qui pouvait poser problème. C’était surtout à cause de lui qu’Elizabeth s’inquiétait de la sécurité de Meredith. Parce qu’il pouvait avoir l’idée saugrenue de l’attaquer. Et peut-être même de la tuer. Qui sait? Elizabeth était contente de découvrir la France, même si elle aurait certainement préféré le faire dans de toutes autres circonstances et en sachant parler français. Elle avait avec elle deux de ses collègues qui , bien sûr, ne connaissaient pas un mot de cette langue non plus. Super!

Lorsqu’ils sortirent de l’aéroport, il fallut qu’ils aillent à l’hôtel.
Mais trouver un taxi s’avéra plus compliqué que prévu. Et le payer le fut tout autant. Ils avaient de l’argent français, ou du moins européen avec eux, mais Elizabeth n’avait pas la moindre idée de la valeur de cet argent. Heureusement, un des agent qui l’accompagnait avait suivi un cours à l’agence sur l’Euro. Il paya le chauffeur, mais étant donné la tête ahurie que fit le français, ce devait être un peu trop. Il leur en rendit une partie en disant quelque chose qu’Elizabeth ne comprit pas.

Mais ce ne devait pas une excuse à en juger par son air gentil. Les français étaient des gens très accueillant, se dit-elle. Et raffinés. Elle était passée devant un magasin de vêtements de luxe. Elle se demanda si tous les français s’habillaient bien ou si ce n’était qu’une rumeur. Ce devait en être une , car le prix lui sembla très élevé.

Lorsqu’ils arrivèrent à l’hôtel, ils étaient épuisés à cause du voyage en avion et des histoires de taxi. Elizabeth tenta de parler au réceptionniste :
- Bonjour, nous avons réservé trois chambres, s’il vous plaît.

Elle avait dit cette phrase en français, l’ayant trouvé dans son guide de conversation acheté peu de temps auparavant. Et elle l’avait sortie en entier, toute fière de l’avoir retenue. En face d’elle, l’homme cligna des yeux, n’ayant pas l’air de comprendre. Elle répéta alors la question dans sa langue. L’œil du réceptionniste l’alluma alors: il avait compris.

Il demanda, parlant avec un accent déplorable :
- Vous êtes américains ?

Ils hochèrent la tête. Son accent affreux remonta le moral d’Elizabeth. Au moins, elle n’était pas la seule à mal prononcer une autre langue! Ils gagnèrent leur chambre. Elizabeth n’avait pas encore vu Meredith. Elle était pourtant dans cet hôtel, et elle l’avait cherchée un moment. La peur lui tordit le ventre. Mais où était elle donc?

Une secrétaire en péril (Episode 31: La conférence)

Créé par le 24 juil 2017 | Dans : Fictions

Quelques jours plus tôt…

Meredith venait de descendre de son avion. Elle avait atterri en France moins de cinq minutes auparavant. Et elle adorait déjà le pays! Elle sentait tellement libre, loin de toutes ces agences d’agents secrets ! Ici, au moins, personne ne la surveillerait. Et puis elle avait hâte de goûter à leur fameux croissant ! Elle avait lu dans un journal qu’il n’y avait rien de comparable dans son pays à elle. Par contre, s’ils mangeaient réellement des escargots, elle n’était pas si pressée que ça d’en manger.

Qu’avait-elle vu d’autre sur la France? Ah oui, le béret ! Mais ils n’en portaient pas tous, alors cette information ne pouvait être que fausse. Tout comme ces images où on les voyait avec une baguette de pain. Il allait falloir qu’elle observe par elle même, car certaines choses n’étaient visiblement que des clichés idiots.

Comme la plupart des choses que l’on pense savoir sur d’autres pays alors que ce n’est en fait qu’un ramassis de bêtises que tout le monde sait mais qui n’est les trois quarts du temps pas vrai du tout. Elle vit une boutique de vêtements pour femme et se dit aussitôt qu’il fallait absolument qu’elle rapporte un souvenir ou deux à Elizabeth. En parlant d’Elizabeth, Meredith avait dû batailler, pour avoir la « permission » de quitter le pays pour aller faire son boulot! Elizabeth était persuadée que le danger rôdait à chaque coin de rue.

Et elle avait peut-être raison, mais Meredith préférait ne pas y penser. Car elle devait se concentrer sur son travail, et non pas sur ce que son amie pensait de cette situation. Car elle savait très bien qu’Elizabeth n’avait pas aimé qu’elle parte à une mer d’écart pour le boulot. C’était sûrement beaucoup plus compliqué de la surveiller si elle n’était pas sur le bon continent.

Elizabeth l’avait donc « autorisée » à partir. Pour qui de prenait-elle? Pour sa mère ? Meredith savait bien que son amie tenait à elle, et qu’elle faisait ça pour la protéger, parce qu’elle était inquiète pour elle, mais parfois c’était pesant. Meredith n’avait jamais le droit de sortir de leur nouvel appartement, ou si elle le faisait c’était sous la surveillance de quelques centaines d’hommes.( qui savait combien de personnes la suivaient chaque jour quand elle promenait le chien?)

Meredith adorait Elizabeth, mais ces derniers temps, elle avait l’impression d’être enfermée dans une cage dorée. Elle ne pouvait même pas rencontrer d’autres personnes! Combien de temps avait-il bien pu s’écouler depuis qu’elle était sortie avec quelqu’un pour la dernière fois? Plus d’un an. Peut-être même plus de deux ou trois ans. Elle ne savait plus trop, mais un long moment. Et avoir été presque séquestrée pour sa propre sécurité le lui faisait réaliser.

Aujourd’hui, elle avait rencontré un homme, à l’hôtel où elle était descendue. Elle était ici en France pour prendre part à une conférence. Elle savait bien entendu parler français et ferait son discours en français. L’homme en question avait été impressionné par sa connaissance de la langue. Il l’avait d’ailleurs invitée à boire un verre le soir même. Et elle avait accepté. Elle ne voulait pas perdre une opportunité de rencontrer des gens. Il lui avait paru très gentil. Et puis ce devait être le charme français.

Meredith était attirée aussi bien par les hommes que par les femmes, mais cet homme là avait retenu son attention ce jour là. Et elle allait sortir avec lui ce soir là parce que cela faisait bien trop longtemps qu’elle n’était pas sortie avec quelqu’un. Elle en avait marre d’être enfermée dans une cage et constamment surveillée par les collègues d’Elizabeth. Ce soir, elle allait ne penser qu’à elle. Pour une fois.

Une secrétaire en péril (Episode 30: Retour au calme (ou pas)

Créé par le 23 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth était à son bureau, dans son agence. Elle était en train de traiter certains dossiers qui étaient étalés sur sa table. Elle décida de faire une pause. Elle alla se chercher un café. Pendant le trajet jusqu’à la machine à café, elle se mit à réfléchir. Meredith et elle habitaient toujours dans ce même appartement. Plusieurs semaines s’était écoulées depuis Noël. A présent, elles étaient toutes les deux de retour au travail. Mais Meredith avait dû partir à l’étranger pour quelques jours pour son boulot.

Elizabeth devait rester là. Et elle n’aimait pas savoir son amie seule dans un pays étranger. Meredith était partie en France. Aussi lui avait-elle suggéré de prendre son nouveau chien. Meredith avait accepté. Et maintenant, elle était à des centaines de kilomètres de là (ou peut-être moins. Elizabeth avait tendance à exagérer quand elle était stressée et triste. Car oui, elle était triste car Meredith était partie, mais aussi stressée car elle avait peur qu’il lui arrive quelque chose de grave.

Même si le chien était avec elle. Mais elle devait se concentrer sur ses dossiers. Un collègue vint lui parler:
- Ah, au fait, Elizabeth, on a une nouvelle cible. Tu le savais ?
- Non, tu viens de me l’apprendre. Est-ce un meurtrier ?
- Oui. Il est très dangereux.
- Est-il dans la base de données ?
- Plus ou moins. On a pas ses empreintes, mais on sait que ce n’est pas la première fois qu’il fait ça. Il s’attaque aux brunes et il va très certainement aller à cette conférence en France, à Paris.
Il lui donna un dépliant. Elizabeth s’écria :
- Quoi? C’est là que Meredith est partie ! Et elle est brune! Elle est en danger! Il fait que j’y aille!

Elle jaillit de son fauteuil, disparaissant dans le couloir.
Une fois dans un avion, elle réfléchit: Meredith n’ était peut-être pas encore à la conférence, et le tueur non plus. Et puis il y avait plein de brunes, en France, ce serait peut-être suffisant pour que Meredith ne se fasse pas tuer. Elizabeth espérait de tout cœur qu’elle n’arriverait pas trop tard. Elle avait peur pour son amie. Elle avait tellement peur de la perdre !

Une secrétaire en péril (Episode 29: Disparue de la circulation)

Créé par le 23 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth était dans l’appartement qu’elle occupait avec Meredith. Elle lisait tranquillement un journal, attendant que Princess et Meredith rentrent de leur balade. Son amie avait été un peu angoissée à l’idée d’aller se balader dans un parc. Ils risquaient de croiser d’autres chiens et elle appréhendait la rencontre entre Princess et un molosse qui lui ferait du mal. Elizabeth savait que Meredith serait prête à attaquer l’autre chien et peut-être même l’autre maitre de chien si quelqu’un osait s’en prendre à Princess. Elle était très protectrice vis à vis du chiot. L’inverse était vrai aussi, d’ailleurs.

Elizabeth se demanda où étaient passées son amie et son chien, car cela faisait bien une heure qu’elle était partie. Son agence les protégeait de loin, et donc ils avaient des agents postés près de l’appartement. Ils les suivaient aussi quand elles en partaient pour aller en ville ou autre. Elizabeth savait les reconnaître, mais Meredith ne savait pas qu’ils étaient là. Ou plutôt, elle ne savaient pas qu’ils les suivaient partout où elles allaient. Elizabeth téléphona à un de ses collègues pour savoir s’il avait des informations concernant Meredith et le chiot.

Il lui répondit que Meredith était dans la rue de l’appartement, qu’elle courait, l’air paniqué et qu’elle n’avait pas le chien avec elle. Elizabeth fronça les sourcils: que se passait-il donc? Lorsqu’elle demanda à son collègue si son amie avait l’air blessée, il lui répondit que non, du moins pas de là où il était. Elizabeth se demanda où était passé le petit berger allemand. Bientôt, Meredith entra dans l’appartement, essoufflée et l’air paniqué, sans le chien, confirmant ce que le collègue d’Elizabeth venait de dire.

Comme elle voulait parler mais qu’elle était à bout de souffle, Elizabeth lui dit:
- Respire profondément. Calme-toi avant de m’expliquer ce qu’il se passe.

Meredith se calma, puis elle débita son histoire :
- Je promenais Princess dans le parc, quand tout à coup, un bouledogue vicieux est arrivé en aboyant très fort, effrayant notre berger allemand et moi même. Princess est partie en courant et je suis restée là sans bouger. Le temps que le maitre du monstre arrive, il m’avait déjà mordue.

Elizabeth, qui avait été amusée par l’histoire jusqu’à présent, regarda Meredith d’un air inquiet en entendant cette dernière phrase.
- Tu es blessée ? Tu saignes?

Meredith releva sa manche, exposant ainsi son avant-bras qui comportait à présent une vilaine morsure de chien. Elizabeth l’examina, faisant une grimace:
- Ça va? Tu as quand même perdu du sang! En plus, le chien pourrait avoir la rage! Je t’emmène à l’hôpital.
Meredith la retint par le bras alors qu’elle essayait de la mener vers la porte:
- Non! Je veux chercher Princess ! Il faut que je te montre où on était dans le parc, Elizabeth.

Elizabeth accepta, mais sous condition : elles iraient à l’hôpital juste après. Meredith la mena à l’endroit où elle avait vu Princess pour la dernière fois. Elizabeth ordonna aux agents présents de chercher le chien pendant qu’elle amenait Meredith à l’hôpital.

Arrivée aux urgences, elle s’identifia comme étant un agent de l’État, ce qui était vrai, et précisa que Meredith avait été mordue par un chien et qu’il y avait des risques de rage. Un médecin partit l’examiner ailleurs pendant qu’Elizabeth attendait dans la salle d’attente. Elle apprit d’un des agents qu’ils avaient retrouvé Princess. Elle errait sans but dans le parc, cherchant probablement Meredith.

On appela bientôt Elizabeth dans la chambre où ils avaient mis Meredith. Cette dernière avait toujours un bandage à l’un de ses bras , car la blessure causée lors de la prise d’otages qui avait démarré toute cette histoire n’était pas encore tout à fait refermée. A présent, l’autre bras était bandé aussi. Le docteur dit à Elizabeth que Meredith n’avait pas la rage, qu’elle était en bonne santé, à part bien sûr du côté de sa morsure. Elizabeth vint se placer près du lit de son amie.

Meredith lui sourit :
- Salut Lizzie! Ça va? Tu as l’air soucieuse ! Viens faire un câlin à tata Meredith ! Tu te sentiras mieux!
Elizabeth la regarda d’abord comme si une seconde tête lui avait poussé, mais elle se mit ensuite à rire. C’étaient les anti douleurs qui parlaient pour elle. Meredith avait un regard presque enfantin, bien moins gardé que d’ordinaire. Elle lui fit un câlin en souriant, puis elle lui dit:
- On a retrouvé Princess, Meredith. Tu n’as plus besoin de t’inquiéter.

Meredith lui sourit. Puis elle s’endormit. Elizabeth pouffa de rire. Meredith était tellement drôle, sous antidouleurs! Quelques heures plus tard, l’incident était clos. Elles purent rentrer à l’appartement. Meredith demanda :
- J’ai vraiment dit ça ? Je devais vraiment être sous l’effet de l’antidouleur…

Elles retrouvèrent Princess à l’appartement. Elizabeth la gronda. Elle était partie en laissant Meredith seule face au gros chien! Meredith les serra toutes les deux dans ses bras ( le chien et Elizabeth), déclarant que ce n’était pas grave, qu’elle apprendrait au chien à pourchasser les chiens méchants. Elizabeth haussa un sourcil, l’air amusé.

Une secrétaire en péril (Episode 28: Quatre pattes et deux oreilles)

Créé par le 22 juil 2017 | Dans : Fictions

Depuis qu’elle avait entendu Meredith en parler ce soir-là, Elizabeth n’avait qu’une seule chose en tête: tenter de retrouver les parents de son amie. Bon, Meredith ne lui avait pas dit explicitement qu’elle devait les chercher, mais elle voulait absolument l’aider. Elle lui devait bien ça, après l’avoir fait s’inquiéter pour elle et qu’elle lui ait pardonné ses mensonges (par omission) aussi facilement. Elle avait donc téléphoné à un de ses indics pour qu’il fasse des recherches pour elle. Et elle en attendait encore les résultats. Meredith n’en avait pas reparlé. Elle était plutôt occupée avec le petit chien que lui avait offert Elizabeth pour Noël. Elle essayait de le dresser parfaitement.

Mais était-ce si facile ? Elle avait acheté une kyrielle de livres sur le dressage, mais Elizabeth n’était pas très sûre que ce soit très utile. Pour elle , il suffisait d’imposer des limites au chien. Mais Meredith insistait pour suivre toutes les étapes du bouquin (ou plutôt de chaque bouquin) à chaque fois. Elizabeth trouvait adorable cette façon qu’avait Meredith de vouloir tout faire dans les règles de l’art. C’était la raison pour laquelle elle ne faisait rien pour arrêter ça. Elle s’asseyait sur le canapé et regardait Meredith tenter de se faire obéir pendant des heures. Certaines choses marchaient, mais d’autres ne voulaient tout simplement pas rentrer dans la tête de Princess.

Au bout d’un moment, Meredith faisait généralement une pause, et Princess et elle venaient rejoindre Elizabeth sur le canapé. Tous s’endormaient ensuite pour une sieste. Elizabeth se réveillait en principe la première , trouvant Meredith et Princess pressées contre son flanc, Meredith tenant Princess contre elle . C’était un charmant tableau dont elle avait pris quelques photos, dont l’une qu’elle avait éditée et qui était à présent sur son bureau au travail, près de son ordinateur. Quand ses collègues demandaient qui c’était, elle répondait: « C’est ma famille, la vraie ». Et c’était la vérité. Elle se sentait plus chez elle avec Meredith et Princess que dans sa famille.

Cet après-midi là, elle regardait Princess jouer avec une carotte qui couinait, quand Meredith arriva. Son amie ordonna au chien :
- Princess! Assis! Pas bouger! La patte !
Elizabeth fut ébahie lorsqu’elle vit le chiot s’exécuter à la perfection. Elle sourit, car elle était fière de son amie. Puis elle rit quand Princess sauta sur Meredith, la faisant tomber dans l’herbe. Meredith commenta:
- Oui, bon, il faut encore un peu d’entrainement, mais c’est déjà bien!

Une secrétaire en péril (Episode 27: Remuer le passé)

Créé par le 22 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth et Meredith vivaient à présent toutes les deux dans un appartement surveillé par l’agence où Elizabeth était employée pour une question de sécurité évidente après ce qui était arrivé avec les deux autres agences. Elles avaient beaucoup de place disponible, chacune leur chambre et un grand salon. C’était plus grand que l’appartement où habitait Meredith avant que toute cette histoire d’espions commence. Elle était donc très contente de venir vivre là. Et aussi de venir vivre avec son amie. Elle avait acheté de nouveaux habits, puisque l’agence d’Elizabeth ne l’avait pas autorisée à aller en chercher chez elle.

Mais ce n’était pas grave, l’agence payait pour elle. C’était peut-être un des bons côtés, non, peut-être le seul bon côté qu’elle ait pu trouver à être recherchés par des agents secrets super entraînés et invincibles. Elizabeth lui avait assuré qu’être un agent secret était super, si on ne prenait pas en compte le danger et les risques de mort. Ce métier avait l’air super, quoi! Et maintenant, chaque fois qu’elle voyait Elizabeth partir en mission, ( c’était déjà arrivé plusieurs fois depuis qu’elles étaient dans cet appartement) elle s’inquiétait pour elle.

Et Elizabeth était obligée de la rassurer. Par exemple, ce soir, Elizabeth devait rentrer d’une mission. Meredith se demandait déjà si elle allait rentrer à l’heure prévue ou s’il lui faudrait imaginer le pire. Elle se dit que ce devait être ce qu’une femme de soldat parti à la guerre devait ressentir.

Soudain, une clef tourna dans la serrure, la faisant sursauter. Elizabeth entra. Meredith courut vers elle, l’examinant du regard pour détecter les éventuelles blessures avant de la prendre dans ses bras. Car son amie était déjà rentrée avec un nez cassé, ou encore des bleus, ou bien une entaille au front. Savoir que son amie était un agent secret n’avait pas fait du bien à ses nerfs. La savoir en mission la faisait stresser. Il était peut-être temps qu’elle reprenne le travail.

Elizabeth lui rendit son étreinte en la regardant avec inquiétude :
- Tu t’es encore angoissée pour moi, c’est ça? Il ne faut pas. Je t’ai dit que c’était une journée calme dans cette mission. Il faut que tu trouves quelque chose pour t’occuper l’esprit, que tu n’aie pas le temps de penser à ça.
- Je crois que je vais bientôt reprendre le travail. Au fait, j’ai beaucoup réfléchi, aujourd’hui, et… Elizabeth, je voudrais retrouver mes parents biologique. Je vais commencer les recherches bientôt.
- D’accord, que sais-tu d’eux?
- Pratiquement rien, en fait. Ma mère était interprète, mon père un grand inconnu. Ce doit être écrit dans mon dossier. Il faudrait que je remonte jusqu’à l’un entre eux. On m’a dit que ma mère était caucasienne, c’est tout ce que je sais. Et c’est bien peu.
- Non, c’est déjà beaucoup. Certains ne savent même pas le métier de leur mère.

Elizabeth tenait toujours Meredith serrée contre elle. Elle voulait la rassurer. Elle ne pouvait pas enlever ce qui lui faisait peur, mais elle compensait en la prenant dans ses bras pour lui montrer qu’elle était encore là et pour la calmer, aussi. Mais elle avait une troisième raison de lui faire un câlin chaque fois qu’elle rentrait de mission. C’était tout simplement que Meredith lui avait manqué. Car parfois, elle s’absentait une semaine ou deux.

Meredith lui demanda :
- Peux-tu me parler un peu de ta famille, je te prie?
- D’accord. Alors mon père est un ancien maçon , et ma mère une pianiste. J’ai un frère.
- Arrête toi là. J’en sais assez pour les imaginer.
Elizabeth vit Meredith mettre sa tête sur son épaule, les yeux dans le vague, essayant très probablement de se représenter sa famille dans sa tête. Elle sourit. Puis elle ferma les yeux. Elle était épuisée.

Une secrétaire en péril (Episode 26: Le joyeux temps des fêtes)

Créé par le 22 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth était dans la cuisine du nouvel appartement qu’elle partageait à présent avec Meredith. Son Agence les protégeait, mais de loin. Car Elizabeth se doutait bien que son amie en avait marre, de toutes ces histoires d’espionnage et d’agents secrets. Elle avait été embarquée dans cette histoire tout à fait par hasard, et elle avait vu assez de ce monde pour un bon moment. Elizabeth ne la blâmait pas. Meredith avait vécu tellement de choses inhabituelles, durant ces dernières semaines! Mais pour le moment, c’était terminé. Elle avait bien le droit de reprendre une vie normale, non? Parce qu’Elizabeth était entrée dans ce monde des espions par choix, ce qui n’était pas du tout le cas de Meredith.
Meredith entra dans la cuisine. Elle semblait joyeuse. Elizabeth lui demanda pourquoi.

Son amie répondit :
- C’est Noël ! Je n’avais même pas remarqué que c’était noël ! C’est ce soir! C’est super! Même si en général j’aime pas trop cette fête ni toutes les autres car dans les foyers, ce n’était pas toujours célébré et on ne recevait pratiquement rien. Juste une orange, s’ils n’étaient pas trop radins. Ou autre chose, mais généralement, on n’avait qu’un cadeau, et c’était tout. Je ne me souviens pas avoir mangé de repas de Noël pour de vrai. On pouvait avoir des bonbons, mais c’était tout.
Elizabeth avait les larmes aux yeux, en écoutant cela. Cela la rendait triste, de penser que son amie avait eu une enfance si malheureuse.

Elle déclara :
- Nous allons fêter Noël ici. Et on va s’offrir des cadeaux, manger un repas de Noël !
Meredith eut l’air émue par la proposition :
- Elizabeth, tu es sûre ? Ne préfère-tu pas aller dans ta famille ?
- Non. Je voudrais fêter Noël avec mon amie Meredith. Tu veux bien?
Les yeux de Meredith se mirent à briller :
- Bien entendu ! Allez, on a la journée pour tout organiser!

Elles cuisinèrent pour le repas, puis elles allèrent acheter des cadeaux. Le soir, elles fêtèrent Noël, mangeant leur repas de Noël, chantant des chansons et se racontant des histoires de leur enfance. Puis vint l’heure des cadeaux. Elles s’assirent dans le salon près de l’arbre de Noël. Elles en avaient deux chacune. Meredith reçut un magnifique carnet vierge où elle pourrait écrire ce qu’elle voulait ainsi qu’un chiot tout mignon.

Elizabeth commenta :
- C’est un berger allemand. Un petit. Je me suis dit qu’il pourrait te protéger quand je ne suis pas dans les parages. Et puis il sera un très bon compagnon!
- Merci beaucoup, Elizabeth !

Elizabeth reçut un voyage dans le pays de son choix avec la personne qu’elle voulait et un superbe collier en or avec son prénom gravé dessus. Elle serra Meredith dans ses bras pour la remercier. Puis elle demanda:
- Tu vas l’appeler comment, ton berger allemand ?
- Je ne sais pas. Est-ce que c’est une femelle ou un mâle ?
- C’est une femelle.
- Alors je crois que je vais l’appeler Princess . C’était le meilleur Noël que j’ai jamais passé. Merci du fond du cœur d’avoir proposé qu’on le fête ensemble, Elizabeth.

La joie se lisait sur le visage de Meredith. Elizabeth sourit. Cette soirée l’avait rendue heureuse aussi.

Une secrétaire en péril (Episode 25: Agence inconnue)

Créé par le 21 juil 2017 | Dans : Fictions

Elles étaient dans un coffre de voiture. Cela rappela à Elizabeth le trajet en voiture qu’elles avaient effectué dans le coffre un peu plus d’une semaine auparavant. Elles avaient été enlevées par ces mêmes hommes qui voulaient à présent les livrer à une autre agence. Tout ceci était vraiment risible. Elizabeth était bien contente de faire partie d’une troisième agence d’espionnage. La sienne était bien plus digne de confiance et saurait bien mieux protéger Meredith. Mais pour le moment, elles avaient un problème.

Elles allaient être données à cette autre agence ennemie. Il fallait à tout prix empêcher cela! C’était primordial. Meredith ne bougeait plus. Elle était juste à côté d’Elizabeth, alors si elle remuait ne serait-ce qu’un tout petit peu, cette dernière l’entendrait. Or elle ne bougeait pas. Elle s’était peut-être endormie? Elizabeth tenta de bouger pour être plus près de son amie et pouvoir comprendre si elle avait un problème ou si elle somnolait juste. Elles étaient attachées. Elizabeth se cogna dans quelque chose. Elle sourit. C’était Meredith.

Son amie gémit :
- Aïe ! Elizabeth, c’est toi ? Je me reposais les yeux, et je crois que je me suis endormie. J’ai rêvé qu’un taureau me courait après et qu’il me plantait ses cornes dans le ventre. C’était assez affreux.
- Oh! Ce doit être quand je me suis cogné la tête dans ton ventre. Désolée si je t’ai fait mal, Meredith.
- Non, ça va. Ne t’en fais pas. Mais je t’en veux toujours. Sache-le.
La voiture s’arrêta, stoppant du même coup leur conversation. Deux hommes les sortirent du coffre. Elizabeth vit celui qui tenait Meredith la frapper car elle n’avançait pas assez vite.

Elle cria :
- Non! Meredith ! Ne lui faites pas de mal!

L’homme qui tenait Elizabeth la gifla, marmonnant quelque chose a propos d’une « impertinente ». Ils avancèrent ensuite vers un entrepôt. Elizabeth essaya de savoir si son amie allait bien, mais cette dernière évitait son regard. Elle était toujours fâchée contre elle. Et elle la comprenait. Les hommes les mirent dans une cellule. Elizabeth eut la chance d’atterrir sur l’unique lit lorsqu’on la poussa à l’intérieur. Mais Meredith tomba sur le sol dur et froid la tête la première.

Elizabeth frémit lorsqu’elle entendit le bruit que fit son corps en percutant le sol. Elle se précipita vers son amie. Elle la retourna. Meredith était inerte. Du sang coulait de son front. Elizabeth avait envie de pleurer. Elle mit la tête de son amie sur ses genoux afin qu’elle n’ait pas ce sol peu confortable pour coussin. Puis elle se rappela qu’elles avaient un lit. Elle souleva Meredith, la portant jusqu’au lit. Elle avait l’air si petite, dans ce lit qui semblait prêt à l’avaler! Même si c’était un lit de prison. Elizabeth observa la blessure que Meredith avait au front. Cela paraissait plutôt sanglant, mais on disait toujours que les blessures au front saignaient beaucoup. Ce pouvait ne pas être grave.

Soudain, alors qu’elle cherchait si Meredith était blessée ailleurs qu’à la tête, la porte s’ouvrit, laissant passer plusieurs personnes. Elizabeth leur sourit. C’étaient des agents de son agence à elle. Enfin pas la sienne, car l’agence ne lui appartenait pas, mais c’étaient des collègues de son organisation.
Ils étaient venus les sauver. A ce moment, Meredith reprit conscience. Son premier réflexe fut de paniquer.

Mais Elizabeth lui dit :
- Ne t’en fais pas, Meredith. Ils sont de notre côté. Ce sont des collègues à moi. De l’agence à laquelle j’appartiens. Ils nous ont sauvé.
Meredith lui répondit :
- D’accord. Tu sais quoi? Je te pardonne de m’avoir caché ça. Après tout, tu voulais bien faire. Et puis être fâchée contre toi demande beaucoup d’efforts!
Elle la serra dans ses bras et Elizabeth sentit un grand sourire se former sur ses lèvres.

Une secrétaire en péril (Episode 24: Trahison)

Créé par le 20 juil 2017 | Dans : Fictions

Meredith ne parlait toujours pas à Elizabeth. Cette dernière commençait sérieusement à s’inquiéter. Avait-elle perdu Meredith pour toujours? Elle n’aimait pas du tout cette situation. A un moment, Meredith l’avait remerciée de l’avoir sauvée des griffes de leurs ennemis. A ce moment-là, Elizabeth avait cru que tout allait de nouveau bien entre elle, que c’était une tentative de faire la paix. Mais ce n’était pas le cas. Pas du tout. Car Meredith ne lui avait pas parlé depuis. C’était sans doute juste une façon d’être polie, et de remercier celle qui l’avait sauvée.

Elizabeth réfléchissait tout en faisant les cent pas. Soudain, un homme entra. Il la ceintura par derrière. Puis il la mena dans le hall. Elle vit Meredith être amenée par un autre homme.

Elizabeth cria:
- Que vous arrive-t-il? Qu’allez-vous faire de nous?
Un homme souriant comme s’il tournait une publicité pour les dentifrices :
- Votre amie nous met en danger. Alors on va vous donner à notre ennemi pour calmer le jeu.
- Vous n’avez pas le droit de faire ça ! Mon amie est pas une monnaie d’échange!

L’homme ne répondit rien et il s’éloigna. Elles furent bientôt enfermées dans le coffre d’une voiture. Ils étaient en train de les trahir ! Ils allaient les passer à l’ennemi!
Pendant tout le temps qu’elles passèrent dans ce coffre de voiture, le silence régna. Elizabeth essaya de réconforter Meredith avec de rassurantes paroles. Mais Meredith ne l’écoutait pas, alors elle s’arrêta.

Puis elles entendirent des hommes discuter :
- Ils nous en offriront un bon prix.
- Pour laquelle? L’agent secret, ou la secrétaire ?
- L’espionne. Pourquoi est-ce que l’on a pris l’autre aussi?
- Parce qu’elle vont par deux. De plus, Meredith a assisté à la prise d’ otages aussi.
- Bien vu! Elle vaut donc bien quelque chose.

Elizabeth dût la retenir de toutes ses forces afin que Meredith ne jaillisse pas pas du coffre de la voiture pour se venger de ce qu’il venait de dire. Elle ne lui parlait pas du tout, mais elle ne semblait pas la détester pour autant, car elle ne la repoussa pas. Elizabeth était la seule personne qu’elle laissait s’approcher d’elle. Vraiment la seule.
Mais le fait qu’elle ne l’ait pas repoussée montrait que, même si elle était en colère contre elle, elle ne la haïssait pas totalement. Elizabeth sourit. Tout n’était peut-être pas perdu, après tout.

Une secrétaire en péril (Episode 23: l’Amnésie)

Créé par le 20 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth était atterrée. Meredith l’avait oubliée ! Bon, elle avait oublié le reste de sa vie aussi, mais tout de même ! Elle était blessée. Même si ce n’était pas de la faute de Meredith si elle était amnésique. C’était à cause de ceux qui l’avaient enlevée.

Ils l’avaient endormis, mais ils avaient injecté une dose un peu trop forte et le produit avait joué un rôle d’ »effaceur de mémoire » au lieu du rôle de somnifère qu’il devait jouer au préalable. Résultat : Meredith ne se rappelait de rien. Pas même de son amie. Elle l’avait traitée comme une étrangère ( ce qu’elle avait probablement été pour elle à ce moment-là) et lui avait demandé de sortir au bout de cinq minutes. C’était tellement frustrant! Avoir son amie tout près d’elle mais ne pas pouvoir lui parler comme avant était affreux.

Leurs conversations ressemblaient à ça, maintenant :
- Qui êtes vous? Je ne vous connais pas.
- Je suis ton… Euh…Votre amie.
- Je ne me rappelle de rien. C’est dommage… Et puis je voudrais tenter de me rappeler par moi même. Alors à plus tard !

Elle aurait tellement aimé revenir à comme c’était avant! Son amie lui manquait. Quelque part, ces hommes lui avaient pris Meredith. Peut-être pour toujours.

Meredith recouvra la mémoire le lendemain. Ses souvenirs revinrent tous en même temps. C’était temporaire. L’Amnésie, bien sûr. Et à présent, elle se rappelait qu’elle était en colère contre Elizabeth. Elle l’évita pendant un certain temps. Pour Elizabeth, c’était encore une autre façon de perdre son amie. Et cette fois-ci, c’était par choix. Elizabeth se sentait très mal. Elle aurait peut-être dû lui dire dès le début qu’elle était agent secret elle aussi. Leur amitié n’aurait pas démarré sur un mensonge. (par omission, mais c’était quand même un mensonge)

De son côté, Meredith en voulait à Elizabeth. Cette femme qui se disait son amie lui avait caché quelque chose d’aussi important? Elle était à la fois énervée et effrayée. Cela voulait dire que son amie exerçait un métier très dangereux! Et elle ne supporterait pas de la perdre. Elle ne voulait jamais être dans la situation où on l’appellerait pour lui dire qu’Elizabeth était morte. Cette révélation lui faisait vraiment très peur. Parce que , même énervée contre elle, elle tenait à son amie.

Elle avait pas eu le temps de réagir, quand ces hommes l’avaient attrapée. Heureusement, son ange gardien avait été là. Elizabeth jouait ce rôle depuis quelques temps déjà sans trop s’en rendre compte. Son amie l’avait libérée. Et elle en était très reconnaissante.

Une secrétaire en péril (Episode 22: Recherches en cours…)

Créé par le 19 juil 2017 | Dans : Fictions

Les recherches n’avançaient pas assez vite. Comment comptaient-ils retrouver Meredith en allant si lentement et en y mettant aussi peu d’enthousiasme ? Ils n’étaient pas suffisamment compétents pour le job! C’était inadmissible ! Elizabeth se sentait tellement impuissante qu’elle commença à crier sur quiconque commettait la plus petite des erreurs, ou passait simplement par là alors qu’elle était en colère. Au mauvais endroit au mauvais moment, quoi. Elle criait donc souvent et la moindre petite chose de travers la faisait disjoncter. Parce qu’elle était inquiète. Très inquiète.

Son amie Meredith avait été kidnappée par des agents secrets ennemis, et aucune rançon n’avait été encore demandée. Mais en même temps, combien pouvaient-ils demander pour Meredith ? Elle n’était pas agent secret, ni des forces spéciales. Elle n’était qu’un petit pion sur leur grand plateau de jeu. Et force était de constater que son amie n’avait aucune valeur monétaire pour eux. Mais alors, que voulaient-ils donc d’elle? Gardait-elle des secrets qui pourraient les intéresser?

Elizabeth n’en savait rien. Mais elle espérait qu’ils ne lui feraient aucun mal. Parce que s’il arrivait quoi que ce soit à Meredith, ils en paieraient les conséquences. Car en tant qu’agent secret, elle avait des moyens de les faire tomber. D’ailleurs, par rapport au fait qu’elle soit agent secret et qu’elle ait caché cette vérité à Meredith, elle avait voulu la protéger. Moins elle en savait, mieux c’était. Elizabeth avait beau être un jeune agent, elle savait un certain nombre de choses sur le monde de l’espionnage.

Elle savait donc qu’un espion ne doit pas avoir d’attaches émotionnelles qui pourrait le déconcentrer et lui coûter la vie. C’était trop tard pour cela. Elle en avait déjà. Meredith était quelqu’un qu’elle aimait beaucoup. Et elle ne voulait surtout pas qu’il lui arrive quelque chose. Son but principal dans la vie était à présent de la protéger. Elle n’avait jamais eu auparavant de personne qui aurait compté suffisamment à ses yeux pour qu’elle veuille la protéger de la sorte. Meredith était vraiment quelqu’un de spécial, pour elle. Si jamais il lui arrivait quelque chose..elle ne s’en remettrait jamais. Jamais.

Les recherches avançaient lentement. Soudain, Elizabeth se rappela de quelque chose. Elle avait mis un traceur sur Meredith au cas ou quelque chose arriverait. Pour pouvoir la localiser à tout moment. Elle l’avait oublié. Il allait leur être utile pour localiser l’endroit où était retenue son amie. Elle en parla avec les agents secrets qui les protégeaient. Ils furent d’accord pour tenter une opération. Ils se préparèrent donc.

Elizabeth n’avait pas perdu son habitude qui consistait à crier sur tout le monde sans raison:
- ARRÊTEZ DONC DE TRAINASSER! VOUS ÊTES DES AGENTS SECRETS, PAS DES ESCARGOTS! ALLEZ, ALLEZ, ON SE PRESSE! MON AMIE EST EN GRAND DANGER, JE VOUS SIGNALE !

Lorsqu’ils arrivèrent sur place, leurs ennemis mangeaient leur déjeuner. Ils les attaquèrent donc par surprise. Ce fut Elizabeth qui trouva Meredith. Cette dernière était dans une cellule. Elle dormait.

Elizabeth lui secoua légèrement les épaules :
- Meredith ! Meredith ! Réveille-toi! On t’a retrouvée ! Tu m’entends?
Elizabeth était si contente de la voir! Elle avait l’impression qu’elle ne l’avait pas vue depuis au moins quinze jours. Meredith ouvrit les yeux.

Elizabeth lui sourit:
- Meredith ! Tu es de nouveau parmi nous! Si tu savais comme je me suis inquiétée ! Tu m’as manqué, tu sais? Même si ce n’était que pendant une journée.

Meredith la regardait, l’air perdu:
- Mais qui êtes vous? Et qui est Meredith ?

Une secrétaire en péril (Episode 21: Tout se perd)

Créé par le 19 juil 2017 | Dans : Fictions

Meredith était choquée. Elizabeth? Une espionne? Elle lui aurait menti? Et pourtant, tout concordait. Le fait qu’elle ait su porter des coups et réagir face à ces hommes qui attaquaient, ce coup de téléphone étrange qui n’avait plus semblé si louche après qu’Elizabeth lui explique qu’elle parlait d’un jeu vidéo quand elle avait prononcé le mot « mission », le fait qu’elle ait accepté toute cette histoire d’agents secrets un peu trop facilement. Tous les indices avaient été là, sous son nez, et elle avait été trop aveugle pour les voir. Ou peut-être qu’elle n’avait pas voulu les voir. Car elle tenait beaucoup à Elizabeth.

Mais là, elle était énervée. Elle empoigna le chocolat chaud et elle repartit dans le couloir. Elizabeth était sur le même lit que lorsque Meredith l’avait quittée pour aller chercher une boisson. D’ailleurs, que faisait-elle? Cela ne prenait tout de même pas si longtemps, d’aller chercher un chocolat chaud, si? Soudain, alors qu’elle réfléchissait à toute cette histoire, Meredith entra comme une fusée dans la chambre.

Elizabeth lui demanda:
- Que se passe-t-il?
- Est-ce que c’est vrai, ce qu’il vient de me dire?

Meredith paraissait énervée. Elizabeth ne savait pas de quoi elle parlait :
- Quoi? De quoi tu parles ? Qu’est-ce qui est vrai?
- Tu m’as menti! Tu es une espionne, toi aussi! Depuis le début, tu me mens! Et notre amitié, elle est vraie, au moins ? Et n’essaie pas de nier, je sais que tu es un agent secret comme eux.

Elizabeth était au bord des larmes:
- Meredith… Je suis désolée de t’avoir caché ça. C’était pour ton bien. Ils ne le savent pas non plus…Et bien sûr, que notre amitié est réelle ! Je tiens réellement à toi. Tu es très importante, pour moi. Je ne voulais pas que tu me détestes!
- Tu n’y a pas réussi. Je t’en veux beaucoup. Tu m’as profondément blessée, Elizabeth.

Tout à coup, des hommes entrèrent dans la chambre. Ils se jetèrent sur Meredith. L’un lui mit une main sur la bouche pour l’empêcher de hurler. Elizabeth était trop faible, elle ne pouvait rien faire. Elle vit son amie se faire enlever et disparaître en quelques secondes à peine.

Elle se mit à hurler:
- Au secours! Meredith a été enlevée! MEREDITH ! MEREDITH ! A l’aide!

Plusieurs arrivèrent en courant dans la chambre. Elle leur expliqua la situation. Mais quand ils fouillèrent le bâtiment, ils ne trouvèrent rien. Ils étaient déjà partis. Elizabeth s’en voulait. Chaque fois que Meredith était en danger, c’était de sa faute, à cause de son orientation processionnelle.

Elle avait l’impression d’avoir perdu son amie à jamais. Après une révélation pareille, comment pourrait-elle lui faire confiance à nouveau? Elle avait trahi sa confiance en omettant de lui dire quelque chose de très important sur elle. Elizabeth se mit à pleurer.

Une secrétaire en péril (Episode 20: Révélations)

Créé par le 18 juil 2017 | Dans : Fictions

Meredith était au chevet de son amie. Elle attendait qu’elle se réveille. Le docteur lui avait dit que ce n’était pas grave. Ce n’était peut-être pas grave, mais il n’avait pas vu Elizabeth tomber après avoir reçu ce coup. Meredith était certaine que cela avait été l’un des pires moments de sa vie. D’autant plus parce qu’elle s’en voulait car son amie avait tenté de la protéger au péril de sa vie.

Elle aurait dû recevoir ce coup. Pas Elizabeth. Elle. Elle se sentait terriblement coupable. Elle aurait peut-être pu empêcher cela. Car la dernière chose qu’elle aurait voulu, c’était que son amie se sacrifie pour elle et soit blessée par sa faute. Elle était aussi désolée car ce qui aurait dû être une super après-midi au centre commercial avec son amie s’était révélé être un vrai cauchemar.

Un petit bruit la fit sortir de ses pensées : Elizabeth se réveillait ! Son amie ouvrit les yeux. Elizabeth vit le visage anxieux de Meredith en ouvrant les yeux.

Elle demanda:
- Meredith, est-ce que tout va bien?
- Ce n’est pas plutôt à moi de te demander ça? Parce que tu sais, c’est toi qui est sur ce lit, pas moi. D’ailleurs, à ce propos, merci d’être intervenue. Mon bras me fait encore mal, et je n’aurais pas pu me défendre. Mais je suis quand même énervée car tu t’es mise en danger inutilement ! Mais je ne vais pas me disputer avec toi encore une fois, car j’ai horreur de ça.
- Ce n’était pas inutile, puisque je te protégeais! Et je suis fière de l’avoir fait ! Même si tu m’en veux un peu. Parce que je le referais sans hésiter, s’il le fallait. Mais au fait, que s’est-il passé, après que je me sois évanouie ? Tu es blessée ?
- Ça va. Un des agents qui nous protégeaient l’a mis hors d’état de nuire. Je n’ai rien. Toi, par contre…
- Ça va aussi. Je suis contente que tu aille bien. J’avais peur qu’il t’attaque après m’avoir frappée.
- Tu veux quelque chose à boire? Je peux aller te chercher une boisson.

Elizabeth hocha la tête et Meredith partit chercher un chocolat chaud à sa demande. Elle marcha dans le couloir jusqu’à arriver aux cuisines. Là, elle leur demanda de préparer la boisson de son amie. Un homme arriva. Elle le reconnut, c’était un des hommes qui les avait attaqués. Certains avaient été blessés et ils étaient soignés ici aussi.

L’homme lui dit:
- Vous savez, votre amie vous ment. Elizabeth fait partie du monde de l’espionnage. Elle vous a dit qu’elle était tombée dans cette histoire par hasard, comme vous? C’est n’importe quoi. C’est un agent secret, tout comme moi. Elle a été entraînée comme nous tous. Je me demande si votre amitié est vraie.

Il s’en alla. Meredith était comme figée, elle tentait de digérer le torrent d’informations choquante qu’on venait de lui lancer à la figure. Ce n’était pas possible. Elizabeth ? Espionne ? Non. Impossible. Et pourtant…

Une secrétaire en péril (Episode 19: Imprévu)

Créé par le 18 juil 2017 | Dans : Fictions

Au bout d’un ou deux jours, Elizabeth se rendit compte que Meredith devenait triste. Elle ne mangeait pas beaucoup, passant généralement tout son temps pendant les repas à balader la nourriture d’un côté à l’autre sans la manger. Elle faisait comme si tout allait bien quand elle était avec Elizabeth, mais cette dernière savait qu’elle se sentait comme enfermée dans cette maison sensée la garder en sécurité. Elizabeth comprenait ce qu’elle ressentait.

Elle même avait l’impression de vivre dans une cage dorée. Elles avaient droit à tout ce qu’elles voulaient, mais à quel prix? Elles étaient poursuivies par une agence d’espionnage et protégées par une autre agence ennemie de la première. Elle comprenait que Meredith en ait marre. Tout ceci ressemblait beaucoup trop aux scénarios de certaines séries.

C’est pourquoi Elizabeth proposa qu’elles aillent faire du shopping un jour que Meredith semblait plus déprimée encore que les jours précédents. Elle ne pouvait pas supporter de voir son amie souffrir de la sorte. Ce n’était plus possible. Elle devait trouver quelque chose pour la réconforter. Et c’est ainsi qu’elles allèrent au centre commercial le plus proche pour aller y faire quelques achats.

Elizabeth savait que son amie n’était pas forcément une grande fan de shopping, mais elle avait besoin de sortir un peu, de voir des gens. Et c’était la sortie idéale. De toute manière, elles n’y partiraient pas seules: un ou deux agents les accompagneraient pour assurer leur sécurité.

Lorsqu’elles entrèrent dans le centre commercial, Elizabeth vit les yeux de Meredith s’allumer à nouveau. Elle fut soulagée de voir son amie redevenir elle même. C’était plutôt rassurant. Elles entrèrent dans une boutique de vêtements. Elizabeth encouragea Meredith à essayer plusieurs jeans, ainsi que des hauts et des robes. La plupart des choses lui allaient comme un gant.

Meredith dit :
- Comment trouves-tu cette robe ? Elle n’est pas trop courte ? Est-ce qu’elle me va bien, au moins?
- Cette robe est super! Et elle te va vraiment très bien ! Quant à la longueur, ça dépend du point de vue, je suppose. Chacun sa vision des choses.
- Elizabeth ! Tu es là pour me donner des conseils et aussi ton avis, pas pour faire de la philosophie ! Quel est ton avis?
- Tu la trouves peut-être trop courte, mais pas moi.

Meredith s’apprêtait à répondre, lorsque tout à coup, il y eut une attaque. Des agents ennemis surgirent de partout. Les « gardes du corps » de Meredith et Elizabeth se battirent contre eux, en assommant une bonne partie. Mais certains d’entre eux parvinrent à arriver jusqu’aux deux femmes.

Elizabeth utilisa ses points et ses pieds pour en envoyer au tapis, mais l’un d’eux s’approcha dangereusement de Meredith et Elizabeth s’interposa au moment où il la frappait. Elle reçut le coup à la place de Meredith, s’effondrant au sol. La dernière chose qu’elle entendit avant de perdre connaissance fut la voix de Meredith qui l’appelait.

Une secrétaire en péril (Episode 18: Mauvaise nouvelle)

Créé par le 17 juil 2017 | Dans : Fictions

Quelques heures s’écoulèrent. Puis quelqu’un frappa à la porte. C’était un des agents de leur côté. Il dit:
- J’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Vous vous souvenez de Miss Spencer?

Meredith répondit :
-Bien sûr, elle était là lors de la prise d’otage. Que devient-elle?
- Elle est morte. Nos ennemis l’ont trouvée.

Elizabeth vit Meredith accuser le coup. Mais elle ne vit ce qu’elle pensait que pendant une fraction de secondes seulement. Car la seconde d’après, elle s’était composé un visage de marbre et elle demandait :
- Et Buster?
- Il est parmi nous. Il va bien. Il n’a pas réussi à la sauver. L’enterrement aura lieu cet après-midi, si vous voulez y assister. On vous prêtera des habits de circonstance.

Meredith hocha la tête et l’agent partit. Elizabeth lui demanda :
- Comment tu te sens? Triste?
- Je ne sais pas. Je ne la connaissait pas très bien. Alors je n’en sais rien.

Elle partit dans sa chambre et elle y resta jusqu’à midi. Là, elles mangèrent en silence. Elizabeth n’osait pas parler et Meredith n’en avait pas envie. Puis vint l’heure d’aller à l’enterrement. Elles passèrent les habits noirs qu’on leur avait prêtés. Meredith se fit un chignon. Elizabeth garda ses cheveux lâchés. Elles partirent.
Elles virent Buster, pendant la cérémonie. Ou du moins, Elizabeth le vit, et il la vit.

Car Meredith semblait perdue dans ses pensées. Puis, lorsque ce fut terminé, tout le monde partit. Sauf Meredith et Elizabeth. Meredith fixa longuement la tombe du regard. Puis tout d’un coup, elle se mit à sangloter. Elizabeth la prit dans ses bras, tentant de la réconforter. Mais les sanglots la faisaient trembler tellement ils étaient puissants. Elizabeth se sentit triste aussi, en voyant son amie souffrir ainsi.

Meredith parla entre deux sanglots :
- Pourquoi est-ce que je suis triste? Je la connaissais à peine!
- Tu as un grand cœur, voilà, pourquoi. Et puis c’est humain, de ressentir de la tristesse. Tu n’es donc pas martienne comme j’en étais persuadée ! Zut!

Meredith sourit au milieu de ses larmes. Elizabeth essayait de la faire rire, de la réconforter. Et cela marchait plutôt bien! Elle se sentait déjà mieux. Elle serra Elizabeth plus fort contre elle. Heureusement qu’elle l’avait comme amie!

Une secrétaire en péril (Episode 17: Installation et malentendu)

Créé par le 17 juil 2017 | Dans : Fictions

Les agents les avaient conduites à leur nouvelle maison. Elle était très jolie, d’ailleurs, pensa Elizabeth. Les hommes portèrent leurs maigres affaires a l’intérieur. On leur avait aussi prêté des habits en plus, car elles n’avaient rien de plus que ce qu’elles portaient en arrivant chez ces agents secrets. Meredith avait laissé sa valise dans sa voiture, et Elizabeth à la station service où avait eu lieu la prise d’otages. Elle n’y avait même pas pensé. Son premier réflexe avait été d’aller voir si la jeune femme qui s’était fait tirer dessus (Meredith) était en vie. C’était le plus important pour elle à ce moment là.

Elles en discutèrent en entrant dans la cuisine de la maison:
- Est-ce que tu es en train de me dire que c’est de ma faute, si tu n’as plus ta valise?
- D’une certaine façon, Meredith, oui. Mais en fait, c’est plus de la mienne. Même si tu as quelque peu influencé le cours des choses en te faisant tirer dessus, c’est moi qui n’y ai plus pensé.
- Mais tu me tiens quand même pour responsable! J’en suis sûre ! Tu ne peux pas aimer porter ces joggings en permanence!
- Peu importe. Je vais aller jeter un coup d’œil à l’étage. Je reviens.
- Ha ha! Tu les apprécie, ces survêtements ! Je vais voir si je peux nous préparer quelque chose de mangeable.

Elizabeth s’éloigna et Meredith se mit à inspecter la cuisine. Elle prépara un repas pour deux. Elle était plutôt douée pour la cuisine. Une fois qu’elle eut fini, elle partit chercher Elizabeth pour lui dire que c’était prêt. Elle la trouva dans une des chambres, au téléphone.

Elle entendit:
- Ils nous surveillent. Je ne sais pas ce qu’ils veulent, mais ils n’auront pas Meredith. Je sais…pas en mission. Mais c’est mon amie.

Elle n’en entendit pas plus. Elle repartit dans la cuisine et commença à faire la vaisselle. C’était nerveux. Elizabeth était elle elle aussi un agent secret? Était-elle en mission depuis le début ? Soudain, Elizabeth entra dans la cuisine. Elle remarqua tout de suite que quelque chose n’allait pas.

Elle demanda:
- Meredith ? Est-ce que ça va? Tu as l’air contrariée.
- Non, ça ne va pas! Je t’ai entendue par erreur parler au téléphone, tout à l’heure. Tu parlais d’une mission. Est ce que tu est l’un des leurs ? Est-ce que tu m’as menti?
- Quoi? Non! Je parlais d’un jeu vidéo avec un ami ! Il est composé de missions à compléter. J’avais nommé mon personnage Meredith, n’est-ce pas une coïncidence extraordinaire ?

Il y eut un court silence. Meredith était probablement en train d’essayer de comprendre. Puis elle dit:
- Excuse-moi, Elizabeth. Je suis un peu à cran, en ce moment, et peut-être aussi paranoïaque. Je suis désolée. J’aurais dû te faire confiance et ne pas laisser mon imagination vagabonder.

Une secrétaire en péril (Episode 16 : Amitié sincère)

Créé par le 16 juil 2017 | Dans : Fictions

Bientôt, les agents secrets qui les protégeaient contre les personnes qui les poursuivaient voulurent que Meredith et Elizabeth aillent habiter dans une maison protégée à l’écart du danger. Elizabeth, qui avait évité de croiser Meredith depuis qu’elle pouvait sortir de leur  » hôpital », fut bien obligée de la recroiser. Elle la vit dans le hall du bâtiment où elles avaient été jusque là.

Pas très sûre d’elle concernant le comportement à adopter, elle commença par l’observer de loin. Son bras était encore recouvert de pansements et elle semblait triste. Plus renfermée encore que d’habitude. Était-ce leur dispute, qui la mettait dans cet état ? Peut-être. Ou peut-être était-ce autre chose.

Elle ne pouvait pas le savoir, elle ne lui parlait pas depuis plusieurs jours déjà. Et elle s’ennuyait, toue seule. Meredith lui manquait beaucoup. Mais elle avait peur que Meredith lui crie dessus à son tour. Elle le méritait, après ce qu’elle lui avait fait, mais elle n’y tenait pas. Elle n’aurait pas supporté de voir son amie en colère contre elle. En fait, elle aurait été a peu de choses près dans le même état que Meredith. Le bras blessé en moins.

Elle vit Meredith faire tomber son gobelet en plastique. Il devait contenir du café. Son amie jura tout haut, semblant choquer l’homme qui était à côté d’elle, ce qui amusa beaucoup Elizabeth. Cette dernière courut lui chercher un autre café.

Elle le lui apporta:
- Tiens, ton café. J’ai vu que l’autre était tombé par terre, alors je me suis dit que…

Meredith l’interrompit, l’air froid:
- Qui te dit que c’était du café ? Et puis je croyais que tu ne voulais plus m’adresser la parole.

Elizabeth failli partir en courant en voyant l’expression glaciale de son amie. Mais elle se ressaisit :
- Je sais que c’était du café parce que je sais que tu aimes ça. Et je suis venue te voir pour m’excuser. Est-ce que tu veux bien m’écouter ?

Meredith opina de la tête. Elizabeth continua donc:
- Je suis désolée de t’avoir crié dessus. J’étais énervée contre moi même, ce n’était pas contre toi. Je m’en veux beaucoup, et tu m’as vraiment manqué. J’ai été trop loin, et je m’en excuse.

Il y eut un silence. Puis Meredith dit:
- Tu sais quoi? On s’est disputées assez longtemps comme ça. Je te pardonne. Je suppose que j’étais juste vexée que tu me grondes comme ça. Viens là. Attention à mon bras!
Elle prit Elizabeth dans ses bras. Cette dernière sentit tous ses soucis s’envoler. Elle s’était réconciliée avec Meredith !

Une secrétaire en péril (Episode 15: Pensées au calme)

Créé par le 16 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth sortit en courant de la chambre de Meredith. Et elle regretta son action aussitôt après l’avoir fait. Mais il était trop tard pour revenir en arrière, à présent. En plus, elle avait sûrement causé des dommages irréparables à leur amitié naissante. Il lui semblait avoir vu Meredith s’éloigner d’elle quand elle avait crié. Elle avait fait peur à son amie. Elle lui avait crié dessus. Elle l’avait agressée verbalement alors que la pauvre Meredith sortait d’une intervention visant à lui retirer une balle du bras. La jeune femme avait plus besoin de repos et de douceur que d’agressivité afin de se remettre de toute cette histoire.

Et en guise de salut, elle s’était fait remonter les bretelles par Elizabeth. Cette dernière avait honte de son comportement. Mais cela n’empêchait pas qu’elle se sentait blessée que Meredith n’ait pas jugé important de la mettre au courant du fait qu’elle souffrait. Elle savait que sa réaction avait été un peu enfantine et exagérée, mais elle ressentait ce sentiment étrange qui la faisait haïr le fait que Meredith ait été en danger de la sorte. Et elle était en colère contre Meredith, qui ne lui avait rien dit, mais aussi contre elle même, car elle aurait dû voir que Meredith souffrait à cause de sa blessure au bras.

Elle savait, que c’était ridicule de s’énerver pour cela, mais elle se sentait trahie et blessée. Et elle avait peur. Meredith était capable de faire semblant d’aller parfaitement bien alors que ce n’était absolument pas le cas. Si la blessure avait été plus grave, Elizabeth n’osait même pas imaginer ce qu’il serait arrive. Est-ce que la blessure se serait infectée ? Meredith serait-elle morte? Aurait-elle perdu un bras? Non! C’était trop affreux, de penser à cela. De plus, elle savait qu’elle exagérait, et que ce n’était pas si grave. La peur lui faisait imaginer tout ça. Et maintenant, elle s’était fâchée avec Meredith.

La pauvre Meredith n’avait rien demandé, et Elizabeth lui avait crié dessus. Elle n’avait même pas eu l’air de comprendre ce qui lui arrivait. En plus, avant d’entrer dans la chambre de Meredith, Elizabeth s’était fait une joie de la voir, car cette longue attente dans le couloir l’avait profondément ennuyée. Elle savait qu’elles ne se connaissaient pas depuis très longtemps, mais elle sentait un lien très fort se former entre elles. Le seul problème étant qu’elle venait probablement de le briser à jamais en lui hurlant dessus comme elle l’avait fait.

Mais c’était instinctif: cette situation l’avait stressée et elle avait paniquer. Et la seule façon logique d’exprimer la panique qui l’avait envahie lui avait paru être la colère. Mais maintenant qu’elle y repensait, ce n’était peut-être pas la meilleure façon, en réalité. Elizabeth se prit la tête entre les mains. Elle s’en voulait. Elle aurait pu agir autrement. Mais il était trop tard pour revenir en arrière. On n’était pas dans un de ces films où les héros voyageaient dans le temps pour tenter de réparer leurs erreurs. Et Elizabeth n’était pas une héroïne. Loin de là.

Elle n’était douée que pour paniquer. Et ce n’était pas vraiment une des caractéristiques du héros. Elle n’était pas courageuse, ni forte. Elle n’avait pas été capable de protéger Meredith. Elle aurait dû y arriver. Parce que pour elle, protéger les gens qu’elle aimait était quelque chose de très important. Et elle avait failli dans sa mission. Meredith avait été blessée puis poursuivie par des agents secrets malintentionnés. Même si ce n’était pas sa faute si tout ceci était arrivé.

Une secrétaire en péril (Episode 14: Le Réveil)

Créé par le 15 juil 2017 | Dans : Fictions

Elizabeth vit Meredith ouvrir les yeux. Elle s’interrompit. Meredith semblait aller bien, même si un gigantesque ( c’était du moins l’avis d’Elizabeth)pansement ornait son bras.

Elizabeth prit la parole:
- Comment tu te sens?

Meredith répondit :
- Relativement bien, pour quelqu’un qui s’est fait tirer dans le bras.

Elizabeth décida alors de commencer à lui crier dessus, puisqu’elle allait bien:
- Mais à quoi est-ce que tu pensais au juste? Est ce que tu serais suicidaire, par hasard? Pourquoi as-tu fait ça ?

Meredith sursauta en entendant le ton dur employé par son amie. Elle s’éloigna d’Elizabeth le plus possible, car elle savait que quelqu’un qui criait pouvait être dangereux. Elle demanda:
- De quoi tu parles? Pourquoi est-ce que tu me cries dessus ? Qu’est-ce que j’ai fait?

Elizabeth répliqua, toute à sa colère et ne se rendant pas compte qu’elle effrayait Meredith:
- Tu m’as menti, quand tu disais que tu allait bien ! Ce n’était pas vrai! Le docteur vient de me dire que tu as eu très mal, avec cette balle dans le bras!

Meredith était abasourdie. Elle était en colère pour ça ? Et pas autre chose? Mais pourquoi? Elizabeth continua, sa voix se brisant peu à peu:
- C’était dangereux, de me cacher ça! Imagine, si cette blessure avait été grave! Si tu en étais morte! Imagine!

Meredith répondit :
- Je ne voulais pas t’inquiéter. Tu avais déjà l’air suffisamment stressée, je n’allais pas en rajouter !

Elizabeth reprit:
- Je me suis inquiétée, moi. Et toi, tu me mens! Que me caches-tu d’autre? Que tu as une blessure mortelle ?
Elle partit en courant hors de la chambre. On aurait dit qu’elle pleurait, car Meredith entendit un sanglot étouffé. La blessée se demanda pourquoi Elizabeth s’était énervée. Parce qu’elle tenait à elle? Personne n’avait jamais pris soin d’elle comme Elizabeth le faisait.

Une secrétaire en péril (Episode 13: Je parle, tu ne m’entends pas)

Créé par le 15 juil 2017 | Dans : Fictions

Après une longue attente dans le couloir, ou du moins c’est ce qui lui sembla, Elizabeth fut autorisée à aller voir Meredith. Enfin ! Ce n’était pas trop tôt ! Elle s’inquiétait beaucoup pour son amie qui avait été blessée lors d’une prise d’otages dans une station service. C’était d’ailleurs là qu’elle l’avait rencontrée. Elle aurait certainement préféré rencontrer Meredith dans une tout autre situation et d’autres circonstances. Car à présent, les membres d’une organisation d’espionnage les poursuivaient.

Elles avaient d’ailleurs été recueillies par d’autres agents secrets qui œuvraient contre leurs poursuivants. Elizabeth ne savait pas trop si elle pouvait leur faire confiance. Mais elle tenait déjà trop à Meredith pour la laisser sans soins. Cependant, son amie n’avait pas l’air de leur faire confiance, car elle s’était débattue et ils avaient même du l’endormir pour pouvoir la soigner. Elle avait attendu des nouvelles de son amie pendant des heures. Et à présent,elle allait enfin pouvoir la voir!

Un médecin vint d’abord lui parler:
- Votre amie avait une blessure par balle au bras. Nous avons retiré la balle, bien entendu. Cela devait être plutôt douloureux pour elle. Vois a-t-elle fait part de ce fait?

Elizabeth fut très étonnée d’entendre cela. Meredith ne s’était pas tellement plainte de la douleur. Elle aurait dû y penser, elle avait déjà observé que son amie était quelqu’un de secret. De plus, elle avait certainement omis de lui dire qu’elle avait très mal car elle voulait l’empêcher de paniquer plus. Il était vrai qu’Elizabeth avait été un peu stressée par toute cette histoire.

Quand elle était entrée dans cette station service, elle n’avait pas pensé que tout ceci arriverait. Mais elle était tout de même contente d’avoir fait la connaissance de Meredith. Par contre, elle était énervée contre sa nouvelle amie pour avoir « oublié de dire » qu’elle souffrait. Car Elizabeth n’aimait pas voir Meredith souffrir, et elle aurait sûrement trouvé un moyen de l’aider. Mais comme elle ne lui avait pas dit…
Le médecin la conduisit à la chambre de Meredith. En y entrant, Elizabeth remarqua aussitôt la pâleur de son amie.

Elle dit:
- Pourquoi tu ne me l’as pas dit? J’aurais peut-être pu faire quelque chose pour au moins améliorer ta situation! Mais je ne vais pas m’énerver maintenant. Car je vais attendre que tu te réveilles. Là, je vais te dire que je me suis inquiétée, que tu es mon amie même si on ne se connaît pas depuis longtemps, et que je tiens à toi. Et tout ça est vrai aussi. Mais je voudrais m’énerver d’abord, à ton réveil. Pour que tu comprenne bien que tu n’as pas le droit de me cacher ce genre de choses. Ça aurait pu être bien plus grave, et le fait que tu ne m’en parle pas aurait pu avoir de lourdes conséquences ! J’aurais pu te perdre! Mais je vais m’arrêter là, parce que j’ai dit que je te crierais dessus quand tu serais réveillée. Oh, et tant que tu dors, je peux te dire une autre chose. Je te l’aurais bien dit quand tu peux m’entendre, mais je sais que tu me détesterais, si tu le savais. Et je ne veux surtout pas que tu me détestes. Alors voilà : je suis….
Elle ne put pas terminer sa phrase, car Meredith ouvrit les yeux.

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